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I-VERIFY

Non vérifié : rien ne permet d’affirmer que le maire de Morafeno est derrière la plainte contre le président du « Dina ».

Une publication sur les réseaux sociaux affirme que le maire de la commune rurale de Morafeno, dans le district de Befandriana Avaratra, de la région Sofia, serait à l’origine de la plainte ayant conduit à l’inculpation du président du comité de convention communautaire « dina ».

Après vérification, cette affirmation est non vérifiée.

L’affaire remonte à un cas de viol présumé qui se serait produit à Ambalatsory-Haut, dans la commune rurale de Morafeno. La mère de la victime présumée aurait saisi des membres de l’organisation communautaire « dina ». À la suite de cette plainte, des membres du « dina » auraient demandé à la famille du jeune homme présenté comme l’auteur présumé du viol de verser une somme de 2 600 000 ariary.

La famille du jeune homme a alors sollicité l’avis de professionnels de santé. Dans un constat médical établi le 29 juin 2026, l’un des professionnels consultés indique que l’examen clinique réalisé n’a pas relevé de signes traumatiques récents au niveau de la région examinée.

Ce constat médical ne permet toutefois pas, à lui seul, de confirmer ou d’exclure la commission d’un viol. Il établit uniquement les constatations faites lors de l’examen médical.

La famille du jeune homme a ensuite porté plainte auprès de la justice. D’après les documents que nous avons consultés, c’est cette démarche qui a conduit à l’ouverture d’une procédure contre le président de l’organisation communautaire « Dina ».

Par ailleurs, le mardi 18 août, des manifestants se sont rassemblés devant l’hôtel de ville de Morafeno. Ils ont brandi des banderoles et réclamé la démission du maire. Les manifestants lui reprochaient notamment son implication présumée dans l’affaire ayant conduit à l’inculpation du président du « Dina ».

Les documents consultés dans le cadre de cette vérification permettent donc d’établir qu’une plainte a été déposée par la famille du jeune homme présenté comme l’auteur présumé du viol. En revanche, aucun élément recueilli ne permet d’établir que le maire de Morafeno serait derrière cette plainte.

Verdict : Non verifié. La manifestation du mardi 18 août devant l’hôtel de ville de Morafeno et les revendications visant le maire sont bien établies. En revanche, les éléments disponibles ne permettent pas d’affirmer que le maire est à l’origine de la plainte contre le président du comité de convention communautaire « dina ».

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