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I-VERIFY

Non, la langue française n’est pas la seule autorisée pour les documents administratifs.

Une publication sur les réseaux sociaux affirme que seule la langue française serait autorisée par la Haute Cour constitutionnelle (HCC) pour les documents administratifs à Madagascar, après que la Cour a déclaré non conforme à la Constitution une loi relative à l’usage de la langue malgache.

Après vérification, cette affirmation est fausse.

Dans sa décision rendue le 21 août 2026, la Haute Cour constitutionnelle s’est prononcée sur la loi n° 2026-005 relative à la politique d’usage de la langue malgache à Madagascar.

La HCC a déclaré certaines dispositions de cette loi non conformes à la Constitution, notamment celles qui visaient à imposer l’usage exclusif et obligatoire du malgache dans l’administration et l’enseignement.

Or, l’article 4 de la Constitution malgache dispose que « les langues officielles sont le malgache et le français ». La Constitution reconnaît donc deux langues officielles, sans établir de hiérarchie entre elles.

La décision de la HCC ne signifie donc pas que le français devient la seule langue autorisée dans les documents administratifs. Elle rappelle plutôt que l’imposition exclusive d’une seule des deux langues officielles ne peut être conforme à la Constitution.

Autrement dit, l’administration ne peut pas imposer l’exclusion de l’une des deux langues officielles au profit de l’autre. Le malgache et le français bénéficient tous deux du statut de langues officielles prévu par la Constitution.

Verdict : Faux. La HCC n’a pas décidé que seule la langue française est autorisée pour les documents administratifs à Madagascar. Sa décision porte sur le caractère obligatoire et exclusif de l’usage du malgache prévu par certaines dispositions de la loi n° 2026-005. Les deux langues, malgache et français, restent les langues officielles prévues par la Constitution.

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