Une publication sur les réseaux sociaux affirme que la plupart des leaders de la grève à Ambalamanasy seraient des « mercenaires ».
Après vérification, cette affirmation reste non vérifiée.
Depuis plus d’une semaine, les habitants des quartiers Carreau 1 à 5, à Ambalamanasy, dans le district de Toamasina II, observent un mouvement de grève. Des personnes se présentant comme propriétaires des terrains menacent d’expulser les habitants qui y vivent.
Selon Ludovic Nivo John, maire de la commune suburbaine de Toamasina II, les litiges fonciers concernant ces parcelles remontent à une dizaine d’années. L’affaire est toujours pendante devant les tribunaux.
D’après les explications recueillies, les personnes à l’origine des mouvements de grève ne seraient toutefois pas des habitants du quartier, mais des « mercenaires ». Elles sont également accusées d’avoir vendu illicitement des terrains à l’insu de leurs propriétaires. Elles auraient ainsi vendu plus de 50 hectares de terrains, dont elles auraient délimité les parcelles à l’aide de bouteilles en verre. Des centaines de personnes auraient également été trompées et contraintes de verser 1 million d’ariary pour le bornage, ainsi que 3 millions d’ariary supplémentaires au titre d’une cotisation.
De son côté, le témoignage recueilli auprès d’une propriétaire occupant une maison à Ambalamanasy apporte un autre éclairage. Selon elle, environ 1 000 personnes seraient concernées, réparties entre les Carreaux 1 à 5. Elle affirme toutefois que ces habitants ne disposent ni de titres fonciers ni de bornes officielles. Elle indique également que les terres sont mises en valeur par les habitants depuis 1996. Selon son témoignage, ce sont ces habitants qui participent à la grève et demandent que la décision du tribunal soit rendue avant toute éventuelle expulsion.
Verdict : Non vérifié. L’affirmation selon laquelle la plupart des leaders de la grève à Ambalamanasy seraient des « mercenaires » n’est pas suffisamment étayée par les éléments disponibles.







