Une publication sur les réseaux sociaux affirme que les maires seraient forcés d’intégrer la nouvelle plateforme politique VFM, ou Vovonan’ny Fihavaozan’i Madagasikara. Selon cette publication, ceux qui refuseraient d’y adhérer seraient remplacés par des présidents de délégation spéciale (PDS).
Après vérification, cette affirmation est fausse.
Quatre maires de quatre communes ont été contactés dans le cadre de cette vérification : la commune de Morafeno, dans le district d’Andramasina, la commune d’Ankazobe, la commune de Kalandy dans le district de Mandritsara, et la commune de Maevatanana.
Tous ont confirmé qu’aucune pression n’avait été exercée à leur égard pour les inciter à intégrer la plateforme VFM. Ils précisent toutefois que des actions de sensibilisation sont menées et que des invitations à rejoindre la plateforme sont envoyées, notamment par message, mais qu’il ne s’agit pas de pressions.
Contacté dans le cadre de cette vérification, le président national de la plateforme VFM, Fanomezantsoa Andrianjanahary, député élu à Manandriana, confirme qu’il existe effectivement des actions de sensibilisation, notamment à travers des invitations et des messages.
Il précise également qu’à titre personnel, il a contribué à faire élire les 11 maires des 11 communes de son district. Selon lui, ces 11 maires l’ont suivi dans l’intégration de la plateforme VFM.
Verdict : Faux. Parmi les maires contactés, aucun n’a fait état d’une quelconque pression visant à les contraindre à intégrer la plateforme VFM. Des actions de sensibilisation et des invitations existent, mais les maires interrogés ne rapportent aucune pression en ce sens.








