Une publication largement relayée sur Facebook affirme que « les 67 millions de litres de carburant destinés à résoudre les problèmes de la JIRAMA ont été vendus aux distributeurs de carburant », ce qui serait à l’origine du retour de l’état d’urgence énergétique à Madagascar.
Après vérification, cette affirmation est partiellement vraie.
Madagascar est effectivement de nouveau en situation d’« état d’urgence énergétique », conformément à une décision prise en Conseil des ministres le 12 septembre dernier.
Selon les explications fournies, cette mesure a été prise en raison de la baisse actuelle du niveau d’eau des rivières et des réserves d’eau souterraines.
En revanche, cet état d’urgence n’est pas lié aux 67 millions de litres de carburant importés du Nigeria, selon une source au sein du ministère chargé de l’Énergie. Ce carburant était destiné à approvisionner la JIRAMA. Le navire qui le transportait est arrivé à Madagascar le 12 août dernier.
Une partie de ce carburant a été mise à la disposition du Groupement des pétroliers de Madagascar (GPM) par l’État. Une autre partie leur a également été vendue, dans l’attente de l’arrivée des navires transportant les cargaisons importées directement par les distributeurs, selon les explications du ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures (MEH).
Cette décision s’explique notamment par la capacité limitée des infrastructures de stockage de carburant à Toamasina. Leur capacité est limitée à 171 000 m³, soit environ 171 millions de litres. Or, le volume total de carburant déjà stocké et celui de la nouvelle cargaison importée dépassaient cette capacité. Une partie du carburant a donc été cédée aux distributeurs.
Verdict : Partiellement Vrai. Il est vrai que Madagascar est de nouveau en état d’urgence énergétique. En revanche, il est faux d’affirmer que cette situation est due à la vente du carburant aux distributeurs. La mesure prise par les autorités est principalement liée à la période de déficit hydrique et à ses conséquences sur la production d’électricité.








